La fiscalité et la dette
Par Nicolas Vaquier, vendredi 7 mars 2008 à 12:00 :: Municipales Tours 2008 :: #30 :: rss
Nous voulons sortir de cette politique attentiste et utiliser autrement les leviers financiers. Notre conception réactive et dynamique des équilibres budgétaires se traduira par la relance des partenariats entre les collectivités territoriales, la recherche de meilleurs financements européens, le choix de projets autofinancés, l'absolue nécessité d'évaluer les procédures de gestion, l'évidente renégociation de la dette et de ses emprunts, dont certains sont encore assortis de taux prohibitifs (+ de 9,40%).
Nous entendons les critiques : notre programme est trop modeste, pas assez ambitieux. Pas assez dispendieux, dirais-je ! Mais qui s’est réellement penché sur l’état des finances de la ville avant de se lancer dans des promesses parfois risibles ? La campagne municipale l’occasion de tout dénoncer et donc de dénoncer vivement ce qui marque les esprits : la politique fiscale et l’endettement de la ville avec pour tout argument la comparaison avec les autres villes. Comparaison n’est pas raison !
Nous sommes tout à fait conscients des préoccupations des tourangeaux sur la fiscalité mais le problème se situe à un autre niveau : le véritable enjeu est de mettre à jour les déséquilibres dont souffre la ville. Aujourd’hui, malgré les discours triomphants sur de désendettement de la ville, Tours demeure dans une situation délicate avec un taux d’endettement trop élevé et donc avec des remboursements d’emprunt trop importants A titre d’exemple, il faudrait qu’elle consacre 18 mois de recettes de fonctionnement pour rembourser toute sa dette alors que les communes de même taille ne mettraient que 9 mois.
La dette n’est pas le seul problème des finances tourangelles, elle n’est que la résultante d’un processus dont la ville ne sait pas se dégager : la municipalité est incapable d’épargner suffisamment. Une fois qu’elle a payé les dépenses courantes (la paye des agents, le remboursement de l’annuité de la dette et le versement des participations obligatoires (SDIS, CCAS, sitcat…) et subventions ( clubs sportifs, Grand Théatre, Vinci…), elle a alors consommé 99,88% de ses recettes réelles de fonctionnement. Il ne lui reste plus de ressources à ajouter aux dotations et aux subventions pour financer les équipements.
Le problème réside donc dans l’aptitude de la ville à équilibrer son fonctionnement pour moins dépendre des banquiers.





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